Conférence de Presse, comment Incub’Ivoir boost l’écosystème entrepreneurial d’Abidjan

Posted by in Non classé, Tiers-Lieux - Abidjan

Le 5 janvier 2017, à l’école INSTEC à Abidjan, se tenait une conférence de presse pour présenter l’incubateur Incub’Ivoir, dirigé par Hermann Christian Kouassi. Cet incubateur a été initié par le Club d’Affaire d’Afrique du Monde (CAAM) en Février 2016.

 

« Venez comme vous êtes et nous ferons de vous ce que vous voulez devenir »

La mission d’Incub’Ivoir est de développer chez les étudiants, d’où le partenariat avec l’INSTEC, un esprit entrepreneurial. Les entrepreneurs sont les bienvenus à tous les niveaux de leur cheminement entrepreneurial que ce soit juste une idée ou un projet plus concret. Incub’Ivoir cherche à accompagner les idées pour les matérialiser en réalité.

Cet accompagnement se fait aussi avec l’aide de différents partenaires en amont et aval, ainsi que des partenaires financiers (bailleurs, fonds d’investissement..).

Leur objectif pour 2017 : accompagner 5 projets créateurs d’emplois, pour participer au dynamisme territorial.

D’autres projets sont prévus en 2017 comme « Environnement start-up » du 23 Février au 1er mars, dont la mission principale est de sensibiliser les jeunes porteurs de projet à devenir de véritables entrepreneurs. Comme le souligne bien Mr Kouassi, la lacune principale à combler est le manque de connaissance pratique. « Environnement Start-up », veut donc sortir d’un apprentissage 100% théorique et apporter du concret pour faire éclore un projet.

Le modèle économique d’Incub’Ivoir:

–  Pépinière d’entreprise pour permettre une première implémentation de la diaspora Africaine en Côte d’Ivoire

–  Appels à projet, lancés en synergie avec les besoins des partenaires

–  Accompagnement, coaching et formation

 

Le lombris compost biologique, une solution à la créations d’emplois locaux qualifiés

Roméo DOU nous présente son entreprise: Microfertile, ainsi que son projet en cours soutenu par Incub’Ivoir.

Microfertile a été crée en 2011 en Côte d’ivoire, pour se spécialiser dans la fabrications d’engrais biologique à partir de vers de terre. Les résidus organiques sont donc donnés au vers de terre, ce qui donne du lombric compost, puis on l’enrichit spécifiquement pour faire un engrais adapté à la plantation (cacao, ananas, etc.).

Après 2 ans de recherche et développement l’engrais est maintenant certifié et homologué par le ministère. Les demandes de clients sont nombreuses, et avec 40 à 50 tonnes de production par mois, Romeo Dou est loin de remplir les demandes de 4000 à 5000 tonnes par mois !

C’est pourquoi, avec la CAAM, il y a le lancement d’un recrutement de 300 jeunes, niveau bac + 2, sans spécialisation particulière, pour faire une formation de 6 mois (2 mois de théorie + 4 mois de pratique). Le but est de former ces jeunes à la fabrication de l’engrais, les démarches de certification, d’homologation, et les produits dérivés (exemple: substrat, bouture hors-sol). Ces 300 jeunes, auront ensuite un emploi assuré chez Microfertile, et pourront après quelques temps dans l’entreprise, se mettre à leur compte et devenir de véritables entrepreneurs agricoles.

« Le promotion de l’entrepreunariat social va résorber le taux de chômage en Côte d’Ivoire des jeunes. » – Hermann Christian Kouassi 

Si vous voulez vous lancer dans l’aventure, vous pouvez dès à présent aller chercher le dossier à Incub’Ivoir et le rendre avant le 15 Janvier. Les personnes sélectionnées seront annoncées le 20 janvier.

Les partenaires de cette aventure

Le ministère d’intégration Africaine et Ivoiriens de l’extérieur, représenté par Dr Nanourougou Coulibaly, qui souligne que ce type de projet et les activités du CAMM sont dans la ligne directrice que le Ministère attend de la diaspora.

Victoria Peter, qui représente Make Sense, une organisation internationale présente dans plus de 120 pays, dont le but est la promotion de l’entrepreneuriat social. Victoria travaille sur un projet à Dakar pour mettre en lumière les solutions issues de la société dans les campus, nommé « Self Campus ».

Pauline Boutroy, fondatrice de Madeleo, qui est un centre de formation aux métiers d’Afrique via une plateforme digitale. Le but est de mettre en lumière les talents Africains en créant des mooc en ligne, pour former par l’exemplarité.