La Direction Générale des Ivoiriens de l’Extérieur (DGIE)

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Rencontre avec monsieur Konate, directeur général, pour parler de leurs missions. La DGIE est sous la tutelle du Ministère de l’Intégration Africaine. Voyons comment la Direction Générale des Ivoiriens de l’Extérieur accompagne les entrepreneurs de la diaspora.

 

Qu’est ce que la Direction Générale des Ivoiriens de l’Extérieur

La DGIE a comme principale mission de mettre en oeuvre la politique nationale à l’égard des ivoriens de la diaspora. Cet accompagnement se décline en plusieurs actions.

  • Cartographier les ivoiriens vivant à l’étranger. La banque mondiale estime qu’il y a 1 240 000 d’ivoiriens à travers le monde
  • Aide à leur réinstallation pour créer une entreprise en Côte d’Ivoire
  • Faciliter l’accès au logement
  • Mise en contact

Pour faciliter les créations d’entreprises, la DGIE aide les futurs entrepreneurs dans leurs démarches avec le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI). C’est un guichet unique de l’investissement qui réunit toutes les interfaces pour créer son entreprise.

 

Pourquoi avoir créé une telle Direction ?

La diaspora peut avoir une forte implication dans le PIB, dans certains pays les investissements et créations d’entreprises représentent 3 à 4 % du PIB. Pour l’instant, la diaspora ivoirienne représente à peine 1,4% du PIB. La première difficulté étant de les recenser.

Monsieur Issiaka Konate fait d’ailleurs parti de la diaspora. Après avoir passé 20 ans à Londres, il a décidé de revenir en Côte d’Ivoire il y a 3 ans. Il me raconte qu’il a lui même eu des difficultés lors de son retour. Au niveau administratif il y a parfois des obstacles, notamment pour avoir un prêt.

De plus, il met en avant qu’on ne peut pas demander à la diaspora d’investir et de revenir si on ne met pas en place des mécanismes pour faciliter leur retour. Il me site l’exemple du Sénégal qui a même créé un fond d’investissement pour appuyer les projets de la diaspora, auparavant sélectionnés par un comité.

 

Les étapes pour le futur

La première étape est de fixer un cadre légal pour la diaspora. Avant la fin de cette année, il faudra un document politique, établissant un cadre au niveau de l’exonération, réglementation, sur les aspects d’investissement, etc.

Ensuite, il faut identifier les besoins réels de la Côte d’Ivoire. Cela permettra de mettre en place des projets forts de sens, qui pourront avoir une viabilité économique. Il faut mettre en avant les domaines porteurs pour attirer les investissements.

Pour pouvoir accompagner les projet il faut mettre en place un comité. Ce dernier sera utile pour sélectionner les projets suite à la publications d’appels d’offre ou autres.

 

Le mot de la fin

Monsieur Konate reste positif, il y a déjà plus de 7 milliards d’intention d’investissement de la diaspora selon le forum Diaspora For Growth. Mais pour faire venir ces investissements il faut de la structure.
Il souligne qu’il est important que les projets aient un aspect durable. Les projets à impact positif au niveau de l’environnement ou du social sont à mettre en avant. De plus, il faudra les mettre en adéquation avec les besoins de la Côte d’Ivoire.