Un nichoir au coeur de la biodiversité

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Cette semaine, du 30 Mai au 5 Juin, c’est la semaine Européenne du développement durable (SEDD) qui a pour mission de promouvoir l’environnement au travers d’activités ludiques, le tout pour améliorer notre quotidien.

Construction d’un nichoir

A Montauban, le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement Quercy Garonne (CPIE) a organisé un atelier de construction de nichoirs pour recueillir certaines espèces avec l’aide d’un expert, Emile Pencet, du conservatoire d’espaces naturels du Midi-Pyrénées.

Nous avions le choix entre deux nichoirs : celui que j’ai choisi est plus adapté aux rouge-queues et aux rouge-gorges, tandis que le deuxième modèle proposé était d’avantage pour les mésanges (bleues, noires ou charbonnières). Il y a deux espèces de rouge-queue, une noire et une autre à front blanc. Cette espèce aime s’installer à proximité des bâtiments, et en hiver ils s’abritent dans les haies ou les arbres.

Le rôle essentiel des oiseaux dans la biodiversité

Les oiseaux sont le meilleur indicateur pour savoir si un écosystème se porte bien. En effet, les oiseaux sont assez haut dans la chaine alimentaire : qui dit oiseaux insectivores dit insectes adultes, chenilles, et œufs. Ils aident donc à lutter contre les ravageurs des cultures (les moustiques également), notamment la chenille processionnaire du pin, présente dans notre région. Les oiseaux soutiennent et procurent donc de nombreux services dits services écosystémiques. Les oiseaux insectivores sont souvent reconnaissables grâce à leur bec long, tandis que les granivores ont un bec plutôt rond.

Les oiseaux granivores participent aux aussi à un écosystème sain en disséminant des graines pour la reforestation et les oiseaux nectarivores sont d’efficaces pollinisateurs !

 Le changement climatique : tout va trop vite !

Le climat de la terre varie naturellement en suivant des cycles et varie différemment suivant les localisations géographiques. La contribution de l’Homme fait que ces cycles sont de plus en plus courts et se rapprochent sans laisser aux oiseaux le temps de s’adapter. Cela a pour impact de changer les habitudes migratoires de certaines espèces. Par exemple le bruant jaune qui occupe normalement nos régions remonte vers le nord tandis que le bruant zizi, qui était normalement plus attiré vers le climat méditerranéen vient occuper notre région.

D’autres espèces sont en voie de disparition, comme le lagopède alpin, qui est comme son nom l’indique un oiseau de montagne. Ce dernier, plus que tous les autres, subit de plein fouet la hausse des températures et la remontée du niveau des neiges.

Les missions du conservatoire d’espaces naturels du Midi Pyrénées

Il s’agit avant tout de connaître les espèces, de faire des inventaires et un suivi de population.
Il faut ensuite protéger ces espèces, en valorisant des espaces naturels, soit en devenant propriétaire (le conservatoire détient 400 hectares dans la région), soit en créant des partenariats avec des agriculteurs.
Puis il faut valoriser ces espèces, en informant le grand public par des ateliers, conférences ou animations.
Enfin, les conservatoires accompagnent l’animation de politiques publiques relatives à la biodiversité, l’eau et l’agriculture et contribuent au développement durable des territoires.

Prenez un instant et écoutez chanter les oiseaux.. Eux qui reçoivent une dose de dopamine (un neurotransmetteur libéré par le cerveau associé au plaisir) lorsqu’ils chantent juste !